« Insurrections tranquilles » : photo de famille !

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Livre Insurection reco couverture  Insurrection 4 de couv 200
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« Gilets Rayés » atones portés par une opinion publique gavée au no-alternative au néo libéralisme globalisé.

« Gilets Jaunes » en ruts bavards sur l’agora « Ronds- Points ».

« Gilets de Survie Citoyenne » en capacité d’insurrection tranquille.

La verticalité des prêts à penser qu’impose l’ordre politico-financier dominant se voit narguer par l’horizontalité « Ronds-Points » des Gilets Jaunes.

C’est le retour de l’expression de « pensées libres » sur l’agora. L’animal politique, ainsi ressuscité, qu’est l’homme (selon Aristote 384 av JC) va-t-il redevenir le « centre de tout ce qui existe et n’existe pas (Protagoras 486 av JC) ?

Encore faut-il qu’il puisse empêcher les ennemis de la démocratie d’en utiliser cyniquement les principes de libertés de pensée et d’expressions.
Les régimes totalitaires, qu’ils soient politiques, financiers ou fondamentalistes, savent en faire leur miel !

En somme, lui faut-il :

- Soit imposer la démesure (hubris) de la force du droit pénal à la liberté totale d’expression ?
- Soit privilégier la démesure de la liberté totale d’expression sur toutes autres contingences ?
-Soit participer à la démesure totale et irréversible du transhumanisme ?
- Soit céder à la démesure du non-mesures en la matière par Grand Débat National interposé ?

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Déjeuner-Débat

Dimanche 7 avril 2019

(Dès 11h30 à l’Hôtel IBIS Technoparc Pays de Gex)

En 2002, Jean-Pierre Chevènement voulait faire « tournebouler » les idées pour faire « tournebouler » le système. Résultat, un médiocre 5,33 % à l’élection présidentielle.

Aujourd’hui révolte des « Gilets Jaunes ». Alors, trois questions :

  1. Prévisible?
  2. Coup de tonnerre dans le ciel serein des certitudes macroniennes?
  3. « Tourneboulante »?

Contexte :

Le système néo-libéral de la « concurrence juste et parfaite » a pour effet l’inégalité sociale, économique et politique.

3% de la population possèdent 90 % des richesses mondiales ; sans que leurs « ruissellements » améliorent le sort de la plèbe; sans que les systèmes démocratiques y changent quoique ce soit par le bulletin de vote.

Aussi voit-on surgir des réponses de masses à ces enfermements idéologiques politico-financiers soit disant incontournables (There is no alternative –TINA).

Abstention galopante aux élections; refuge boudeur dans les populismes fascisants; recours aux béquilles consolatrices du religieux ; adhésion aux fondamentalismes vengeurs sanguinaires.

La jacquerie des Gilets-Jaunes français est un grondement de colère. Partagé, par délégation, par une fraction importante de l’opinion publique française.

Dans son livre de 2011, « l’Insurrection tranquille », Roland Monnet met à plat, ironiquement, le catéchisme qu’impose Kleros aux « bonhommes ». Et les incitent à la jacquerie paisible en candidatant, (hors système) aux élections législatives de 2012.

On trouvera quelques bonnes feuilles de ce livre, ci-après, mis en ligne en 2011 (près de 9000 visites).

Quant aux tourneboulages espérés… la partie de poker-menteur engagé entre intérêts politiciens divers pour que tout change sans que rien ne bouge (si ce n’est à la marge : revenir aux 90 Kh et enfin promouvoir le bulletin blanc) médusera-t-il une fois de plus les opinions publiques?

Incidente : Les Grecs et les Romains opposaient la Parole (le logos) à la violence. Pour eux, la « politique » c’est-à-dire la vie dans la Cité (considérée comme finalité de l’humanité en tant que civilisation) ne pouvait être fondée que sur l’échange, c’est-à-dire sur le débat. (Res publica, la chose publique, la « cause du peuple »).
Dans une tribune du Monde (19 janvier 2019) Claudia Moaitti (professeure d’histoire antique à Paris-VIII et à l’University of southtern California), rappelle qu’en 494 avant notre ère, le dernier roi de Rome, « Tarquin le Superbe » fut expulsé au bénéfice de l’instauration de la République romaine.
Les plébéiens, lesquels n’avaient accès à aucune charge politique ou religieuse mais devaient défendre la patrie par les armes, réclamèrent alors l’abolition des dettes.
Pauvres et nécessiteux, face à la cruauté des créanciers et la surdité des sénateurs, gens arrogants, hautains et sans pitié, ils finirent par réclamer aussi des droits politiques tels la création de magistrats pour les défendre.
Les sénateurs répondirent à ces revendications par l’exigence de nouveaux sacrifices (Le premier ministre Edouard Philippe fit de même… 500 ans après face aux Gilets Jaunes).
Du coup les plébéiens se retirèrent sur une colline et menacèrent d’aller fonder ailleurs un peuple d’égaux. Alors seulement, les sénateurs entrèrent en pourparlers. Miracle : le dialogue et l’échange de serments dénouèrent la crise.
Par la suite, d’autres sécessions pour les mêmes raisons à la fois sociales et politiques, d’autres dialogues leur permirent d’obtenir de nouvelles satisfactions ; jusqu’à l’égalité juridique au IVe siècle.

Cette sagesse a-t-elle « ruisselé » sur le président Macron? Lequel, en réponse ouvre un «Grand Débat National » sur les désidératas du peuple convié à discuter ses 34 propositions de départ ?

Certes tout débat est bon à prendre. Le président Macron semble vouloir ouvrir quelques bouches d’air frais.
Mais on peut se demander si ce n’est pas pour mieux laisser les CAC 40 et autres instruments financiers souffler le vent dominant de la globalisation?
(Bien qu’il prophétise la fin du capitalisme en affirmant : « Le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ».
Rejoint en cela par le « Département de la recherche du Fond monétaire international » qui se découvre très dubitatif vis-à-vis des effets des politiques néolibérales de libéralisation des capitaux et d’austérité. Ainsi que le montre sa note de juin 2016 intitulée « Le néolibéralisme est-il surfait ? »).

« Dej-deb Ibis-agora » 7 avril 2019.

La rencontre humaniste et citoyenne initiée par le Comité des Tables Rondes le 7avril prochain à l’Hôtel Ibis (Technoparc du Pays de Gex) ne s’inscrit absolument pas dans ce processus de Grand Débat National.
En effet, il n’est ni question de relayer les revendications particulières ou globales des Gilets Jaunes, ni d’ouvrir des perspectives de débouchés politiques.
L’objectif ? Permettre à une fraction humaniste de l’opinion publique de s’auto-éclairer en exprimant ses convictions par la Parole sur « la Place du Village-Ibis ».
La finalité ? Dégager le juste sur l’agora pour le mieux vivre ensemble dans la Cité commune – la polis (Aristote 394 av JC).
Exemple : Thème de la rencontre d’avril 2018 sur la « Place du Village-agora-Ibis » : impact du transhumanisme quant à l’évolution de la condition humaine. (300 livres édités ; près de 5000 visites enregistrées au 25/01/2018 sur le site du Cercle Républicain Edgar Quinet-Aristide Briand).
En 2019, le sujet « Pensée libre et Démocratie » visera à mettre en lumière l’explosivité du cocktail « Pacte Démocratique » Citoyenneté, Pensée Libre, Liberté de Parole, Liberté d’Expression.
En effet, le « Liberté de penser et de dire », coeur du pacte démocratique, ouvre la porte à la liberté de tuer la démocratie avec les moyens de la démocratie.
Ainsi, la démocratique République de Weimar laissa-t-elle Hitler réaliser le programme qu’énonçait son Mein Kampf dès 1923 : domination de la race supérieure aryenne ; éradication de la sous-race juive ; création, par la guerre, d’un espace vital à l’est de l’Europe.
Pourquoi ? 1/ Pas de loi coercitive interdisant l’appel au crime contre l’Humanité. 2/ Coincée entre deux volontés de la détruire – le communisme et le national-socialisme - la République de Weimar laissa l’opinion publique et les élites économiques se laisse gangrener par l’hitlérisme.
N’en reste pas moins que les initiatives « Gilets Jaunes-Ronds-Points » et « Humanistes-IBIS 2018-2019 » se réfèrent à l’Aristote d’il y a 2500 ans.
Leur point commun est d’être de mini-Parlements où le choc des idées et opinions personnelles vise à séparer le vrai du faux et le juste et l’injuste en matière de vivre ensemble dans la Cité.
L’agora d’Aristote fondait juridiquement le Pouvoir « horizontal » de l’opinion publique1 sur la gestion des affaires de la Cité – la polis.
Au contraire, la démarche « Gilets Jaunes-Ronds-Points » participe de l’esprit des rébellions populaires historiques contre la « verticalité » des Pouvoir centralisateurs prétendant imposer leurs vérités et prêts à penser à leurs peuples.
C’est en effet de manière verticale que les Pouvoirs, quels qu’ils soient, politiques, économiques, religieux et idéologiques cherchent à s’attacher l’opinion publique par le matraquage de prêts à penser, d’émetteurs à récepteurs.
Par contre, sur les mini-Parlements que sont les « Gilets Jaunes-Ronds-Points-» et «les Humanistes-Ibis », les opinions personnelles s’expriment horizontalement et procèdent ainsi directement à la formation d’opinions publiques.

Du coup, il est utile et nécessaire que des formes de Pensée Libre puissent se structurer à l’abri des bombardements de « prêts à penser » formant l’essentiel de la communication « verticale » mondiale.
Encore un point commun entre « Gilets Jaunes-Ronds-Points » et « Humanistes-IBIS », les références mémorielles à la Révolution de 1789 :
- « Gilets Jaunes », sorte d’Etats Généraux avec cahiers de doléances en vue d’une Assemblée Constituante.
- Érections de monuments mémoriels à Thoiry par Le Cercle Républicain Edgar Quinet-Aristide Briand, poutre maîtresse du Comité des Tables Rondes Humanistes et Citoyennes.

Maire de Thoiry, j’eu le plaisir et l’honneur d’inaugurer les monuments offerts par cette association à la commune de Thoiry :

- Stèle commémorative de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 4 août 1789 ;

- Arbre de la Liberté (ginko bilota) en commémoration de la Fête de la Fédération de 1792 ;

- Statue d’Aristide Briand en commémoration des historiques « Entretiens de Thoiry Briand-Stresemann de septembre 1926
sur La Paix par le droit et non la Paix par la force ».

Thoiry : Cité de la paix 1926

     

Alain Deschamps, Roland Monnet
Guy Larmanjat (Cons Général de l’Ain)
Gérald Dentinger (Maire de Thoiry)

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Macron nest pas Briand

L’insurrection tranquille ?

Livre Insurection reco couverture 300   Insurrection 4 de couv 300

François Mitterrand 1971

qu’accompagne Roland Monnet

« Ils vous ont confisqué le pouvoir ? Je vous le rendrai ! »

Pour accéder à l’intégralité du livre, cliquez ici


Quelques bonnes pages du livre

Le conte de la grenouille

Si vous plongez une grenouille dans une marmite d’eau bouillante, elle va sauter du récipient et s’enfuir. Par contre, si l’eau est tiède elle va prendre ses aises et somnoler.

Il suffit alors de monter doucement la température, par paliers, et le peuple, pardon la bestiole, s’habitue, continue à somnoler puis… cuit.

Ainsi Jacques Bonhomme se laissa-t-il anesthésier en douceur, puis cuire, au nom de la fatalité révélée des choses.

Inutile de chercher à nous masquer la réalité. Notre héritage culturel, fait de Raison critique et d’égalité en droits des citoyens entre eux, est en voie de dilapidation rapide.

Le révisionnisme antirépublicain en arrive maintenant à persuader un grand nombre de Français de la pertinence de leurs propres renoncements sociaux, citoyens et philosophiques.

La bataille culturelle qu’il mène relève en effet de l’exploit en matière d’intoxication de l’opinion publique.

Avouons que c’est tout de même très fort de nous vendre l’obscurantisme du monde ancien (d’avant les Lumières, la Déclaration des droits de l’homme et la laïcité républicaine) comme moteur de la modernité !

Avouons que, de la part des nouveaux prêcheurs d’avenir radieux, il est assez magistral de nous faire avaler que l’autonomie de choix et de pensée qui fondent la modernité de l’homme de raison, est aujourd’hui obsolète, anti-productive et porte en germes tous les malheurs de l’humanité !

Avouons qu’invoquer les mânes de Pierre-Mendès France, la bouche en cul de poule et la larme à l’oeil, ne manque pas de souffle en regard de la pensée mendésiste des années 1957-1958. Ainsi qu’introniser Jaurès et Guy Moquet références sarkoziennes !

Les plus anciens d’entre nous se souviennent, qu’avant-guerre, le révisionnisme antirépublicain, brutal et insurrectionnel, gueulait à tout va « A bas la gueuse ! Plutôt Hitler que le Front Populaire ! ».

Puis la défaite de 1940 (« divine surprise » pour l’Action Française de Charles Maurras, le Comité des Forges et la haute hiérarchie de l’Eglise catholique) permit à Pétain d’abolir la République.

Une fois le nazisme vaincu en 1945, l’Eglise catholique dut se résoudre à reconnaître enfin le régime républicain et encaisser le rude choc du programme établi par le Conseil National de la Résistance :

  • Etablissement de la démocratie la plus large.
  • Liberté de la presse et son indépendance à l’égard des puissances d’argent.
  • Instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie.
  • Retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du soussol, des compagnies d’assurances et des grandes banques.
  • Reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant.

Jusqu’à une date, somme toute assez récente, le révisionnisme antirépublicain se contentera de susurrer doucereusement :

« Vous voyez bien que le modèle français ne marche pas : Nous ne travaillons pas assez ! Nous sommes de vilains arrogants avec notre laïcité à la française ! »

Mais maintenant, c’est haut et fort qu’il proclame ses objectifs…

…défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance !

Les dignes héritiers du Comité des Forges antisocial et briseur de grèves d’avant-guerre disposent de formidables trésors de guerre destinés à soudoyer les politiques et « fluidifier » les relations sociales.

Mais surtout, partie prenante du néo libéralisme financier globalisé et déchainé depuis la chute du mur de Berlin et la fin du communisme culturel, social et politique, ils ont mis au rancart l’organisation fordiste du travail et, du coup, les rapports de force de type « lutte de classes ».

Embrigadée dans des systèmes multi nationaux financiers complexes et opaques par l’intermédiaire de managements s’inspirant de « direction participative par objectifs », sans interlocuteurs à portée de
voix et de ripostes, toute activité humaine se voit intégrée, bon gré mal gré, à la finalité de l’économie globale de marché.

Cette révolution culturelle, dite de l’école de Chicago, n’est rien d’autre que le surgeon de la Raison spirituelle et temporelle de Droit Divin d’ancien régime pré Lumières.

Cette approche fondamentaliste du sacro-saint marché, Régulateur Suprême des destinées individuelles et collectives humaines, convoque somme toute une morale quasi religieuse.

Il convient d’expier le néo péché originel du « vivre au-dessus de nos moyens » par l’incertitude, la pénurie équitablement répartie et le silence des agneaux. Et s’en remettre à l’Espérance religieuse comme le profère l’illégitime Monsieur Sarkozy au regard de l’histoire laïque et sociale de la République Française.

Du coup, le rachat d’avoir trop été s’incarne-t-il en marchandisation de l’école, la santé, l’eau, l’énergie, les transports, l’information qui congédient l’égalité républicaine. Béquillée par les fondamentalismes islamiques et chrétiens consolateurs du quotidien gonflés à l’espérance divine.

Klêros

Toute religion a pour clergé des « biens lotis » expliquant les tables de la loi.

Le dogme de la prééminence du Marché sacralisé et du principe de concurrence juste et parfaite érigé en Vérité Révélée Absolue rassemble le monde financier et la classe politico-médiatique en un système de consensus mou d’ordre juste, moral et équitable dont ils ne se disputent qu’à la marge les fondements.

Les grecs anciens usait du mot « klêros » pour désigner les gens ayant « tiré le bon lot ».
Evoluant par la suite en latin ecclésiastique, il devint « clericus » et s’appliqua aux chrétiens ayant choisi la « bonne religion » par rapport aux païens.
Et, depuis Gambetta, nous savons que « Le cléricalisme, voici l’ennemi ».

Mais force est de constater que Klêros a tranquillement mené à bien son entreprise de reconquête culturelle de l’opinion publique.
Et catéchisé Jacques Bonhomme aux normes de la dépossession intellectuelle et matérielle de sa citoyenneté.

D’avant- guerre, je conserve le souvenir d’une expression populaire usitée dans le Pays de Gex pour illustrer ce qui faisait rengaine : « la vioule ».

Ce mot, certainement issu du nom de l’instrument au son duquel dansaient les Bonhomme, la vielle ou la viole, sur un mode répétitif et lancinant, taxait ironiquement les redites, rappels et assertions des « sachants ».
Ainsi : « Le curé a encore fait sa vioule ! », accompagné du geste de tourner la manivelle de l’instrument.

De nos jours, la vioule a pris un tout autre essor. C’est la rengaine de fond dont nous bassine klêros pour nous expurger de notre corpus républicain.

Catéchisme

Klêros : De l’ordre juste nouveau tu feras ton miel.
Jacques Bonhomme : Mieux ! J’en serai l’abeille !

Klêros : De l’esprit critique tu feras litière.
Jacques Bonhomme : Certes ! La critique est la fiente de l’ordre !

Klêros : De la gouvernance des peuples par de «sachantes» élites auto-proclamées tu t’accommoderas.
Jacques Bonhomme : Rationnel ! Comment voulez-vous que le commun puisse comprendre les enjeux des changements mondiaux !

Klêros : De la dissolution des peuples qui votent mal tu seras partisan.
Jacques Bonhomme : En 2005 le peuple français refusa le projet de constitution européenne ! Irresponsable ! A la niche le peuple français !

Klêros : Du traité de Lisbonne avalisée par les socialistes et les verts au congrès de Versailles, tu seras le jouet.
Jacques Bonhomme : Voici qui me comble ! Les Etats nations sont désormais des colonies de la Commission de Bruxelles comme l’indique John Monk, Secrétaire de la Confédération européenne des syndicats.

Klêros : Ainsi tu applaudiras aux baisses de salaire, délocalisations, dumpings salariaux, suppressions massives de postes d’instits, flics, infirmières ainsi qu’à la réappropriation privée des services publics.
Jacques Bonhomme : Avec joie ! « There is no alternative » au capitalisme, au marché, à la concurrence juste et parfaite donc à la casse sociale et industrielle de la France puisque Reagan et Thatcher en ont décidé ainsi !

Klêros : La banqueroute mondialisée tu paieras.
Jacques Bonhomme : Normal ! Le vrai cancer est l’assistanat octroyé aux paresseux sans-emplois ! Pas l’actionnariat qui transpire au boulot !

Klêros : Du placement des budgets nationaux sous l’autorité de Bruxelles tu feras ton affaire.
Jacques Bonhomme : Sans réserves ! Voici qui acte la disparition de la France au bénéfice des intérêts financiers supranationaux.

Klêros : « L’espérance religieuse à l’espérance sociale tu préfèreras »
Jacques Bonhomme : Sécurisant ! Ainsi qu’en cause le chanoine Sarko : « Dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance »

Klêros : Comparer c’est choisir. En matière de chocolat, c’est vital. Pour 2012 c’est mortel.
Jacques Bonhomme : Evident ! On risquerait du Le Pen au second tour !

Klêros : Du coup, soit Aubry, Hollande ou Sarkozy comme président tu auras.
Jacques Bonhomme : Qu’importe puisque tous trois voient en Madame Lagarde une très compétente directrice du FMI. D’autant qu’avec l’affaire Tapie elle montra son attachement à l’intérêt général. Et que Tapie, du coup, votera Aubry ! Laquelle fut pactée, version Marrakech, avec DSK comme la corde avec ce qui reste au bout.

Klêros : A l’inclusion de l’école à la finalité marchande de l’entreprenariat mondialisé tu acquiesceras.
Jacques Bonhomme : Certes ! Programmons l’enfant à son rôle de consommateur-producteur et supprimons les encombrants philoso-phiques de son cerveau !

Klêros : Aux revendications ethno-religieuses des minorités voulant imposer leurs droits à la différence tu cèderas.
Jacques Bonhomme : Bien entendu ! Imposer à tous l’unificatrice loi républicaine serait stigmatiser les musulmans modérés !

Klêros : C’est bien ! Mais que sont ces manifestations populacières en Grèce, Espagne, Tunisie, Egypte, Syrie et autres lieux et qui en sont les meneurs ?
Jacques Bonhomme : Des jacqueries que mènent des croquants !

Klêros : Et que disent donc ces croquants ?
Jacques Bonhomme : Grenouilles ! Il ne faut pas dormir !

Klêro : Et toi ?
Jacques Bonhomme : Arrête ta vioule !

Klêro : Pourquoi ?
Jacques Bonhomme : Quand j’écoute ta musique, je n’entends qu’un son.

Klêros : Et alors ?
Jacques Bonhomme : J’entends aussi comme un air de Fronde qui gronde contre les Mazarin.

Le retour des Bonhomme ?

Les révoltes des « Jacques », les « jacqueries », ainsi que celles des « croquants » ont jalonné l’histoire de France et de l’Europe.

Ces révoltes paysannes furent autant de coups de colère pour du pain et du respect contre l’ordre juste dominant des castes proclamées de droit divin.

L’ordre juste s’incarne aujourd’hui en un nouveau triptyque « démocratique » : « Morale, Justice, Equité » en lieu et place du républicain « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Cette octroyée démocratie porte en elle de modernes jacqueries. Comme la « nuée porte l’orage », aurait pu dire Jaurès.

Il ne reste rien du programme du Conseil National de la Résistance. Rien de chez rien. Aussi certains anciens s’évertuent à en ranimer la flamme en campant chaque année sur le plateau des Glières, effectivement souillé de récupérations sarkoziennes.

Une Assemblée constituante ?

Une Assemblée constituante ? Vous n’y pensez-pas ! Déjà que cette idée commence à faire son bonhomme de chemin avec l’association « Pour une Constituante » lancée par le groupe « République ! » qu’anime André Bellon.

Mais Klêros ne saurait entendre ça d’un peuple politiquement dissous. Aussi vioule-t-il tous azimuts à bas voix :

« Le peuple politique est mort. Empêchons son cadavre de bouger encore.

« Etouffons les mémoires du bruit des plans-culs et des rantanplans guerriers.

« Dégraissons les grecs de leurs ports, îles, monuments, services publics, salaires, retraites, santé, écoles.

« Et Jacques Bonhomme de son héritage greco-humaniste ».

Gros grains populaires en répliques ? Comme en 36 ou en 68 ? Il suffira de laisser pourrir l’action des gros-jean-comme- devant en fin de paie !

Ou alors violences faites aux personnes et aux biens ? Barricades, occupations de sites ?

Klêros n’attend que ça ! Modèle anéantissement des Fédérés de Paris en 1871 avec l’approbation des occupants prussiens.

Vous ne pensez tout de même pas que Klêros laisserait la sous province France gagner par une anarchique volonté de « changer la vie » par la violence ?

Renvois :

1) L’Article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants » (démocratie représentative) « ou par la voie du référendum » (démocratie directe).
L'opinion publique est l'ensemble des convictions et des valeurs plus ou moins partagées, des jugements, des préjugés et des croyances de la population d'une société donnée. L'opinion publique peut être influencée par les médias, les leaders d'opinion, les professionnels des relations publiques et du lobbying, la propagande, mais aussi par l'éducation, les arts, les sciences et la philosophie. Les religions sont également une grande source d'influence pour l'opinion publique. En outre, les médias sont le relais d'une vaste gamme de techniques de diffusion des messages publicitaires auprès des personnes auxquelles ils s'adressent afin d'orienter leurs idées et leurs comportements.